Dysmorphia

Publié: 11 août 2012 dans Poèmes et prose
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L’inspiration brute est à la limite de l’écriture automatique. Et parfois elle nous vient des plus étranges endroits. Un soir, devant le miroir, un sentiment particulier, indéfinissable, à la limite de la dysmorphie, m’envahit. Ce n’est pas nouveau; mais soudainement toute retenue disparaît et il n’y a que l’émotion brute un peu rêche, un peu laide, mais si authentique qu’elle fait mal et qu’il faut l’exorciser sur le papier. Étonnement les premiers mots qui sortent viennent du célèbre meme  »That awkward moment when… », et évidemment le reste sort aussi en anglais, parfois ça aide à créer la distance nécessaire pour écrire. Le résultat est maladroit et mal construit, le rythme est essoufflant et ça ne part de rien pour ne mener à rien, et ne parlons même pas de la ponctuation et de l’usage exagéré de  »and »!; mais voilà, c’est presque de l’écriture automatique, c’est comme ça. Ça me plaît, c’est vrai, brute, un peu rude mais authentique.

 

That awkward/scary moment when you stop seeing yourself and start seing a body… when you see only an arrangment of flesh and bones and hair and teeth, when you realise you are what the biology books were talking about, and you look into the mirror and all you can see are body parts… and you realise there’s a skull inside your head right now, and it creeps you out and you want to run but you can’t…

And inside your eyes there is liquid, and there are nails on your finger and tiny tiny pores all over, and you think about that prosthesis you saw at the dentist’s and it’s in your mouth, there are teeth and gums and god, I can feel my tongue, and it’s moving, and you can feel the blood pumping through your heart and rushing into veins and arteries and there is so much blood, you are drowning in it. Now it’s in  your lungs and it takes oxygen, and it’s like tiny bubbles traveling in your system, and that’s what you are anyway, a system, a machine, and now the machine is sentient and knows itself and now what?

 

Voilà. Je le note ici pour ne pas le perdre, et parce que je suis étonnée de la quantité de poèmes, textes et autres que j’ai composés à partir d’un sentiment dysmorphique. C’est un peu étrange. Il faudrait que je les note tous ici, histoire de les comparer.

 

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