C’est souvent dur de se débarrasser de vieux réflexes, ou même de réflexes relativement nouveaux mais qui nous ont marqué profondemment.

Aujourd’hui, Humanité, je te parle de poids.

Quand, il y a quelques semaines, j’ai constaté que j’avais pris un peu de poids, j’ai d’abord été inquiète et nerveuse. Pas beaucoup, parce qu’après tout je suis très mince et que ce n’était que 2-3 livres, mais le fait reste le même: mon sentiment n’était pas un sentiment positif.

Pourtant –et c’est là que c’est bizarre– je suis complexée par ma minceur. Je trouve les femmes plus grosses que moi beaucoup plus attirantes. Mes goûts personnels vont plus vers la femme avec des belles formes. Les « squelettes » (comme on m’a souvent appelée) ne m’attirent ni, même, ne me plaisent d’un point de vue purement esthétique. Il m’est arrivée une fois d’être à un nightclub, de danser, m’amuser, puis de remarquer près de moi une fille superbe, dansant non loin, et de me dire, « oh god je dois avoir l’air tellement ridicule de danser sans avoir de cuisse, de fesse, de sein, de ventre… » J’adorais mon dos, il y a plusieurs années, je le trouvait bien fait, j’aimais porter des vêtements décoletés en arrière. Maintenant je suis complexée en voyant mes omoplates, mes vertèbres. J’ai un peu honte.

Bref –rien de mes opinions et goûts personnels ne devrait m’entraîner à être nerveuse par une prise de poids –au contraire! Et après le réflexe initial, j’en étais contente! Mais pourquoi ce réflexe? Est-ce que les quelques mois, il y a 2 ans, durant lesquels j’ai flirté avec le monde pro-ana, pro-mia ont suffit à changer ma pensée?

Peut-être. C’est vrai que la pensée pro-ana est une véritable sangsue, une ventouse qui s’accroche à vous et vous suce de toute substance jusqu’à ce que vous n’exstiez plus que pour elle. Je sais que les gens qui ont souffert de troubles d’alimentation restent souvent marqués à vie, il y aura toujours cette petite voix au fond qui chuchotera des paroles d’auto-destruction en se cachant sous un idéal de beauté. Mais moi, je n’ai même jamais eu de trouble d’alimentation… j’ai eu la chance de m’en détourner à temps, avant que la ventouse puisse m’accrocher assez fermement. Ça m’a laissé une très mauvaise opinion des monde pro-ana et pro-mia, quelques complexes de plus, mais au final je m’en suis bien sortie.

Plus j’y pense, et plus je suis convaincue que cette peur réflexe de grossir est liée à mon image de moi-même en tant qu’individu… je m’explique: depuis plusieurs années, je suis plus mince que je ne l’ai jamais été, assez mince pour recevoir une quantité monstrueuse de commentaires (souvent dénigrants) sur mon poids. Je suis un « squelette », ma cage thoracique un xylophone, je devrais manger plus, as-tu mangé aujourd’hui? Es-tu sûre que tu as mangé?, mes omoplates sont des ailes de poulet (!), je devrais vraiment arrêter de porter des pantalons à taille haute parce que je n’ai pas de fesse et c’en est ridicule, j’ai des petits bras maigres, donc évidemment aucune force, pff! des baguettes! tu appelles ça des jambes?, j’ai la peau sur les os, je ne suis pas normale, ce n’est pas beau, tu devrais manger de la viande, tu te nourris mal, tu vas tomber malade, un souffle de vent pourrait t’emporter, et es-tu vraiment certaine que tu as mangé?

Tu vois un peu le tableau, Humanité.

Je crois qu’au final, j’ai associé cette image de la fille mince, voire même maigre, à l’image que j’ai de moi. Comme pour un personnage d’un livre qu’on imagine d’une certaine façon: si l’illusion de son physique est brisée, l’identité même de la personne l’est aussi. Je suis un peu comme le personnage mince. C’est un fait que j’ai accepté, et je réalise que même si mon idéal de beauté est plus gros que moi, je ne pourrais pas me voir à ce poids parfait… je ne serais tout simplement pas « moi ». On dirait que j’ai associé mon aspect physique présent à mon « moi » le plus profond, à mon identité en tant que personne, qu’être humain. Je ne pourrais pas me voir autrement. J’aurais l’impression de devoir changer de personnalité. Changer de personnage…

Je me demande si c’est normal, si tout le monde se fixe une image immobile de leur corps et l’associe de façon irrémédiable à leur personne. Si tout le monde joue un personnage. Ou si c’est encore une autre preuve de ma foutue incapabilité de me forger une idée de ce qu’est « moi ». Techniquement c’est une des caractéristiques des borderline, «perturbation de l’identité, instabilité marquée et persistante de l’image ou de la notion de soi». Ça m’énerve quand les psychiatres ont raison, oh que ça m’énerve!…

Donc voilà. Je ne sais pas où je m’en vais avec ce post. J’imagine que je complique tout pour rien (dire que ça m’arrive souvent est un grossier euphémisme). Je suis juste un peu troublée de voir à quel point mon image de moi, ma personne, et mon idéal de beauté sont incompatibles. Ce n’est pas nécessairement un drame. Juste une autre bizzarerie.

Est-ce que vous savez qui vous êtes? Êtes-vous un personnage dans le roman ou le film de votre vie? Est-ce que « moi » a la moindre signification réelle?

Est-ce que je suis quelque chose, ou juste une ombre dans le brouillard?

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candiedorangepeelC’est festif, les oranges confites, non?

Oublions pour un moment que Noël est passé depuis plusieurs mois… ok? J’avais écris ce post durant le temps des fêtes et l’ai oublié…. oh well! C’est bon à l’année…

On les trempe dans le chocolat pour les offrir en cadeau… ou on les hache finement pour les incorporer à une délicieuse recette de gâteau ou de nougat (oui, nougat! more on that later…). Comme ça prend du temps à faire mais que ça se conserve bien, autant en faire plus qu’une…

Oranges confites

3 oranges mûres, lavées

2 tasses d’eau

2 tasses de sucre blanc

Sucre à glacer, facultatif

Chocolat noir mi-amer, ou autre, facultatif

Avec un petit couteau bien coupant, détaillez la peau de l’orange en quartiers, puis en huit. Coupez assez profondément pour entailler le zeste et la partie blanche, mais sans nécessairement couper l’intérieur. Pelez le zeste, en gardant la partie blanche attachée*, puis détaillez en lamelles pas trop minces, disons environ 1 cm.  Faites blanchir les zestes dans l’eau bouillante durant 15 minutes. Jetez l’eau**.

Dans une casserole, faites chauffer à feu moyen le sucre et l’eau. Mélangez un peu au début, puis laissez le sucre fondre de lui-même. Faites chauffer jusqu’à ébullition***, puis baissez le feu et ajoutez les zestes. Laissez mijoter à petits bouillons durant environ 15 minutes.

Éteindre le feu, mais laissez les zestes dans la casserole de sirop. Laissez reposer 24 heures.

Le lendemain, remettez le sirop à chauffer. À partir du point d’ébullition, comptez encore 15 minutes. À cette étape-ci, vous pouvez décider: bon, ça suffit! Je veux mes zestes et je les veux maintenant! et passer tout de suite à la prochaine étape; ils seront très bons****. Par contre, si vous en avez la patience, laissez à nouveau vos zestes reposer durant 24 heures dans le sirop, puis faites les à nouveau mijoter 15 minutes.

Sortez vos zestes chauds du sirop et laissez-les égoutter sur une grille (avec un plateau ou un papier parchemin dessous). Faites sécher vos zestes jusqu’à ce qu’ils aient perdu en grande partie leur texture collante. Vous pouvez accélérer cette étape en les faisant sécher dans le four tiède. Voilà! Vos zestes sont prêts!

Si vous voulez les utiliser dans une pâtisserie, allez-y. Sinon, lorsqu’ils sont complètement froids, remplissez à moitié un grand sac ziploc de sucre à glacer puis jetez-y les zestes. Scellez le sac en y laissant de l’air, et remuez bien pour couvrir les zestes de sucre. Miam!

Pour les déguster et/ou les offrir tels quels, rien de mieux que de les tremper dans le chocolat. Personnellement, je préfère le chocolat noir, mais vous pouvez utiliser n’importe quel chocolat, à votre goût. Faites-le simplement fondre au bain-marie, trempez vos lamelles d’orange confite une à une à moitié, puis laissez-les s’égoutter sur une grille. Pour faire joli, vous pouvez ensuite les tremper de l’autre côté dans un chocolat différent (noir et blanc, par exemple!)

Conservez-les au frais et au sec (mais pas nécessairement au frigo) dans une boîte hermétique.

Aussi: ne jetez pas ce délicieux sirop!! Servez-vous en dans des cocktails, sur vos crêpes, en guise de garniture sur la crème glacée, ou tout autre aliment ayant besoin de sucre et de parfum!

(Notes:

* OK, je sais qu’on nous a tous appris à jeter la partie blanche car elle est amère. Mais lorsqu’on fait des orange confites, 1) il n’y aura plus aucune amertume après la cuisson à l’eau puis celle au sirop. Pas de panique! et 2) les zestes vont réduire à la cuisson et deviendront donc minces et très fragiles. S’ils n’ont pas cette partie blanche pour les solidifier, ils risquent de briser.

** Ouiiiii, je sais que cette eau sent divinement bon, et qu’on voudrait juste la garder! Mais cette cuisson sert à éliminer pesticides et autres toxines (sans compter l’amertume naturelle) de nos oranges, alors consommer cette eau serait une très mauvaise idée…

*** Ça ne devrait pas être nécessaire pour cette recette-ci, mais en général, quand on fait un sirop ou un caramel, on évite que le sucre cristallise et brûle sur les côtés en passant un pinceau mouillé d’eau froide sur les parois internes de la casserole. Comme j’ai dit, puisqu’on reste ici au stade du sirop sans le colorer et le changer en caramel, ce ne devrait pas être nécessaire, mais je préfère tout de même le mentionner. Pour cette même raison, il ne faut jamais laisser le sirop mijoter sans surveillance ou à feu trop fort, car il pourrait brûler et rater notre délicieuse confiserie!

**** Assurez-vous simplement qu’ils soient tendres et aient atteint une certaine transparence; c’est la preuve qu’ils sont confits. Nous, autres gourmands, voulons simplement ajouter encore un peu plus de sirop à nos confiseries!)

Divers exercices d’écriture faits dans diverses circonstances, qui m’ont diverti, m’ont fait réfléchir ou m’ont rendue fière, et que je met ici pour pouvoir les (re)garder. À part les quelques fautes occasionnelles que j’ai pu détecter, rien n’a été changé.

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I- LE TABLEAU

Critère: écriture automatique, commençant par «Le tableau noir»

«Le tableau noir se salit au fur et à mesure des mots qu’on y écrit car il s’agit d’un cours lourd et chargé sous la poussière intellectuelle chargé quoi dire quoi faire hésitation toujours salir ce qui est venu avant»

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II- L’AMAZONE

Critère: écriture automatique à partir d’une première phrase complète [mise en gras].

«Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne. Hey, se dit-elle, une prostituée au pied d’un arbre. Pas étonnant, on est bien au Bois de Boulogne non? Encore étonnant qu’elle ait pas une seringue encore plantée au bras, un petit filet de sang entre les tendons. Salut ma belle, comment va le commerce aujourd’hui. Ma jument piaffe, faut toujours qu’elle se fasse remarquer celle-là. C’est pas toi qui l’intéresse, chose, calme tes sabots à moins d’avoir une seringue plantée dans tes chairs, j’veux pas l’entendre. « Ça va pas pire » dit la petite pute. Cool, hey, as-tu vu j’ai une fleur dans les cheveux, un iris je crois, tu ferais pas fureur avec ça? Avoue que tu la veux ma belle fleur. Non, c’est pas toi que j’appelle fleur, arrête de piaffer, merde, pourquoi les amazones portent pas d’éperons, tu mériterais un bon coup de bling-bling dans tes flancs moisis, maudite jument folle, tu me déconcentres, je parlais à la petite pute avec la jupe trop courte. Hey, pourquoi t’as pas une seringue dans ton joli bras blanc»

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III- LA FLAQUE

Critère: écriture automatique, aucune contrainte.

«Une flaque d’eau sur le rivage de la mer, il s’y noit des milliards de grains de sable, molécules flottantes parmi les algues. On y met le pied et on sacre, tabarnak pas encore, osti d’océan à marde, j’ai les chaussettes mouillées osti. Oublions le fait qu’on a pas regardé devant soi et que dans le fond, c’est notre faute, hey, c’est pas ma faute, c’est celle d’Antoine, seigneur de Kamouraska, c’est toujours de sa faute il ne demandait qu’à mourir. C’est probablement lui qui a poussé ce cri strident qui m’a fait tourner la tête et l’attention au moment fatidique où mon pas m’a porté en plein milieu d’une câlisse de flaque d’eau croupie. Pis me demande pas pourquoi j’ai mis des running shoes pour marcher sur la plage, c’était pas prévu ok? J’étais parti acheter du pain, des oeufs pis du colorant alimentaire»

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IV- ÉCONOMIE

Critère: Je ne m’en souviens plus très bien, ça fait longtemps. Écriture automatique sur un sentiment de colère, je crois.

«Ça va faire, la mauvaise qualité de toutt squi nous zentoure! Avant on gardait un micro-ondes pendant des décennies, avant notre baladeur durait des années maintenant si mon MP3 fonctionne encore après 2 ans I’m all over myself wow, quelle qualité. D’la marde criss.

C’EST TOUTT D’LA MARDE MAINTENANT

le pire c’est quc’est voulu, ils fabriquent

quand je dis ils vous savez de qui je parle quand je dit ils of course, les grosses légumes, le 1%

toutt nos objets pour qui cassent après 3 secondes ou plus précisément 2 mois après la fin dla garanti c’est

FUCKING

frustrant. C’est une décision économique

of course c’est TOUJOURS économique merde, pas étonnant.

fin de la parenthèse

économique car ça nous oblige à acheter plus toujours plus»

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V- PASTICHE DE DUCHARME

Critère: nous avons été présentés à un extrait de 3 pages du roman L’hiver de force, de l’auteur québécois Réjean Ducharme, puis il fallait écrire un court texte en le pastichant, c’est-à-dire en imitant son style d’écriture le plus possible, en écrivant comme lui (plus spécifiquement, comme lui dans CE texte). Sujet libre.

«Ça fait que, on sait plus trop où est-ce qu’on est rendus, on est perdus, condamnés à courir après nous-même comme des chiens après leur queue, et ce depuis le début de l’humanité et jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce que le Soleil mute en supernova et nous brûle tous comme de misérables petites saucisses imbues d’elles-mêmes et grésillantes. On cherche autour de nous une raison à notre existence, on interroge le ciel, les nuages les arbres alouette… On lit Nietzche et Platon et Freud et la Bible, puis on est apaisés jusqu’à la prochaine fois où on se réveillera en pleine nuit (haletant et suant d’un rêve vraiment terrifiant dont on ne se souvient plus) et que jusqu’au matin on fixera le mur, le plafond et l’envers de nos paupières, détruisant ainsi toute tentative d’oublier le fait qu’on est rien, qu’on a jamais rien été et qu’on ne sera probablement rien dans vingt ans non plus, si on vit jusque là…»

85- Je tire au tarot, et j’ai déjà prédit plusieurs événements.

84- Je suis obsédée par les chaussettes, en particulier les thigh highs; les plus bizarres, le mieux.

83- Chaque fois que ma famille pas-totalement-immédiate me voit, j’ai changé de couleur de cheveux, ou de coupe (de façon radicale, le plus souvent).

82- Je suis absolument OBSÉDÉE par les rayures. Pantalons rayés, chaussettes rayées, murs de ma chambre rayés, meubles rayés, et j’en passe. OBSÉDÉE, je vous dit.

81- Je sais faire des macarons. Oui, des VRAIS, beaux, bons macarons. La Durée, watch out!

80- Mon thé Chaï (Chai Masala) est le meilleur en ville, et possiblement du continent aussi. Sérieux.

79- Je possède 3 gravures originales d’Alfred Grévin, datant de 1889, tirées de la série Les Filles d’Ève, que j’ai obtenues pour presque rien!

78- J’ai un chat pirate*. Et un chat ours-serpent-OMNI (Objet Mordant Non Identifié).

 

*borgne, pour être plus précise…

J’ai une devinette pour vous: que fait-on quand on a du sirop parfumé à l’orange, un fond de tarte congelé, du jus de citron Meyer congelé et quelques vieilles clémentines rabougries?

…une tarte aux agrumes, voyons!

Pour cette tarte, j’ai fais deux sortes de curd: une recette complète au citron Meyer, et une demi recette à la clémentine et bergamote. Pour cette dernière, j’utilise de l’extrait en poudre (cristallisé) de bergamote que j’ai acheté il y a quelques semaines et que j’ADORE. La marque est Florisens, et ce n’est rien d’autre que de l’huile essentielle mélangée à du sirop d’agave que l’on a fait cristalliser. Le produit final ressemble à des petits cristaux de sucre parfumé, c’est tout simplement exquis. J’en ai acheté à la bergamote et au basilic, mais il y avait bien d’autres saveurs (géranium, menthe, fenouil, citronnelle…). Si vous n’en avez pas, vous pouvez toujours vous en passer, ce n’est pas absolument essentiel à la recette.

Cette recette de lemon curd est la seule que je fasse, ma préférée, mon délicieux petit secret. Elle vient de Fine Cooking et c’est, et de loin, le meilleur lemon curd que j’ai jamais goûté. Vous pouvez la trouver ici. Je la recommende chaudement à toute personne souhaitant faire son propre curd. Ça se congèle à merveille, et c’est si bon! Ce coup-ci, je n’ai pas utilisé de zeste, je n’en avais pas, et mon curd n’en a pas été moins parfumé.

Le sirop à l’orange me vient des oranges confites que j’ai faites à Noël.

Le citron Meyer, la clémentine, la bergamote et l’orange se mêlent parfaitement pour produire un goût acidulé mais pas trop, juste assez sucré, doux et parfumé.

INGRÉDIENTS:

Un fond de tarte de 9″ (fait maison ou acheté) [dans mon cas, pâte graham]

Lemon curd

6 cuillérées à table (85 g) de beurre doux, température pièce

1/2 tasse de sucre

2 oeufs + 2 jaunes d’oeufs, température pièce

2/3 tasse de jus de citron fraîchement pressé

1 cuillérée à thé de zeste de citron (facultatif)

« Clémentine » curd

3 cuillérées à table (42 g) de beurre doux, température pièce

1/4 tasse de sucre

Quelques pincées d’extrait de bergamote (facultatif)

1 oeuf + 1 jaune d’oeuf, température pièce

1/3 tasse de jus de clémentine fraîchement pressé

1/2 cuillérée à thé de zeste de clémentine (facultatif)

Meringue  (note: pour la meringue, je n’ai pas mesuré les quantités, donc celles-ci sont approximatives)

3 blancs d’oeufs

Une bonne pincée de sel

2-3 cuillérées à table de sirop à l’orange (facultatif: sinon, utilisez un sirop simple ou 1-2 c. à table de sucre à glacer)

INSTRUCTIONS:

Mettez au congélateur le bol et le fouet avec lesquels vous ferez la meringue. Faites cuire le fond de tarte comme vous l’indiquent les instructions (dans mon cas, 5 minutes à 350 F). Laissez refroidir.

Faites le lemon curd: à l’aide d’un batteur à main, fouettez le beurre et le sucre jusqu’à consistance soyeuse. Ajoutez les oeufs et les jaunes d’oeufs, un à la fois, en battant bien après chaque addition. Ajoutez ensuite le jus de citron. L’appareil aura un aspect caillé, ne vous inquiétez pas, c’est normal à ce stade-ci. Faites cuire au bain-marie, à feu doux, en remuant sans arrêt. Au fur et à mesure que le beurre fond, la texture du curd redeviendra soyeuse. Montez un peu le feu (on veut que l’eau bout bien) et faites cuire, sans cesser de remuer et en raclant bien le fond et les parois du bol, jusqu’à ce que l’appareil épaississe. Il doit être assez épais pour envelopper la spatule et garder une ligne bien définie lorsqu’on y passe le doigt; ça prend environ 15 minutes en général. Il épaissira encore en refroidissant. Mélangez-y le zeste et versez-le sur la pâte à tarte; réservez au frigo.

Faites maintenant le « clémentine » curd, de la même façon que le lemon curd. Ajoutez l’extrait en poudre de bergamote avec le beurre et le sucre. Lorsque le curd est prêt, versez-le sur la tarte, et remettez-la au frigo.

Dans un bol très froid, avec un fouet à main tout aussi froid, commencez à fouetter les blancs d’oeufs et le sel. Lorsque l’appareil fait des pics mous, commencez à verser le sirop, un peu à la fois et en fouettant bien. Fouettez jusqu’à l’obtention de blancs en neige ferme.

Ajoutez la meringue sur la tarte froide (si elle n’est pas assez refroidie, le curd sera trop liquide et la meringue ne s’étendra pas bien), en créant un dôme (plus élevé au centre) qui recouvre entièrement le curd. Faites-y des pics, de la texture. Mettez au four à « broil » pour environ 1-2 minutes, en surveillant de près (ça brûle vite!) jusqu’à ce que les pics soient délicieusement brunis. Gardez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.

La tarte est meilleure lorsque dégustée froide ou à la température de la pièce. Personnellement, je la garde au frigo et la sort environ 20 minutes avant de la servir. Si elle n’est pas assez froide lorsqu’on la coupe, l’intérieur fondant coulera partout; c’est pas une super présentation!

Cette tarte n’est pas trop sucrée, avec juste la parfaite acidité, et la meringue légère et parfumée contraste bien avec le curd riche et soyeux.

Bon appétit!