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Depuis que j’ai redécoré ma chambre dans un style plus XIXème siècle/victorien, mon ancien miroir n’allait plus avec l’ensemble. C’est un miroir tout ce qu’il y a de plus simple, rond, d’environ 1 mètre de diamètre. Ne pas avoir de miroir dans ma chambre n’étant pas une solution envisageable, et dégoûtée d’acheter un nouveau miroir alors que j’en avais déjà un, j’ai décidé de le «customizer». L’idée de peindre le contour pour imiter un cadre de vitrail, tout en laissant la majorité de la surface nue, m’a plu instantanément. Premièrement, la peinture à faux-vitrail est une technique que je connais bien –je l’ai même enseignée. Deuxièmement, ça ne coûte pas trop cher (même si je n’avais pas encore le matériel de base) et troisièmement, ça va être magnifique! Alors, hop we go, je m’y mets.
Le premier défi a été de trouver un modèle qui 1) soit rond; 2) puisse avoir une bonne partie du centre vide; et 3) ait un look de vitrail victorien (le vitrail Art Déco est superbe, mais ce n’est pas le style recherché). J’ai parcouru illégallement pendant mes heures de travail lu quelques manuels de faux-vitrail (j’ai simplement calqué les modèles intéressants sur un bout de papier). J’ai cherché sur internet (au départ, Google s’est malheureusement avéré moins fertile que je l’avais prévu). J’ai dessiné, calculé, imaginé. J’ai pensé fusionner deux modèles qui me plaisaient particulièrement pour en faire un nouveau, puis la chance m’a sourie et Uncle Google m’a trouvé quelque chose de parfait. Étape 1: réussie. Yeah!

Le défi suivant était de transférer le modèle sur le miroir. Le papier graphite est exclu, puisqu’il n’écrira pas sur une surface vitrée. Un rétroprojecteur serait tout simplement parfait, mais je n’en ai pas et ça coûte une petite fortune. Et ce n’est pas comme si je pouvais en construire un moi-même (j’ai vérifié, évidemment… mais c’est trop complexe et long pour moi). J’ai donc été contrainte de mettre le projet de côté en attendant d’avoir un éclair de génie.

Et quel éclair ce fut! Quelques mois plus tard, alors que je faisais la touriste dans le nouveau Michael’s qui venait d’ouvrir près de chez moi, je découvre cette petite merveille:

CHACOPAPER WOOT WOOT

Chacopaper de la marque Speedball

En gros, c’est le même principe qu’un papier graphite et s’utilise selon la même technique, mais ça fonctionne aussi sur des surfaces non-poreuses comme le verre, le métal, etc. «Euréka!» me suis-je écriée. «Voilà la solution à mon problème de miroir!»

Puisque mon modèle est répétitif, j’ai imprimé une petite partie à l’échelle convenable pour mon miroir. Nettoyage du miroir, nombreux calculs, trouver le centre, diviser en 8 parties (puisque le motif revient 8 fois) que j’ai dessinées à l’aide d’un marqueur effaçable… je vous épargne les détails.

Il suffit alors de placer le Chacopaper sur la surface, côté transfert vers le bas, de placer par-dessus notre modèle, de fixer le tout avec du masking tape et, à l’aide d’un stylet à embosser (ou de tout autre objet avec une pointe ronde) de tracer fermement, mais délicatement, le motif. On continue jusqu’à ce que mort s’ensuive… ou qu’on ai transféré tout le motif.

Ruban de plomb adéhsif pour vitrail, de marque Pébéo

Une fois le modèle transféré sur le miroir, j’ai fait les contours à l’aide de ruban de plomb:

C’est simple: il suffit de coller le ruban en suivant notre motif, de le tailler à l’aide d’une lame de rasoir, puis de l’écraser soigneusement avec l’outil inclus. On fait ça pour tous les contours. Puis, on nettoie bien la surface au vinaigre blanc ou à l’alcool avant de peindre.

Un petit truc pour faire les pointes… j’ai fait un magnifique graphique sur Paint pour illustrer la technique (voyez mon talent indéniable!!).

Comment tracer une pointe en ruban de plomb

Comment tracer une pointe en ruban de plomb

1- On colle le plomb d’un côté en laissant dépasser environ 2-3 cm. 2-On colle l’autre côté. 3- À l’aide de la lame de rasoir, on coupe au centre, en faisant bien attention de couper les deux épaisseurs (souvent on l’entend quand c’est bien coupé, ça fait un «tac!»). 4) Tirer les deux bouts en trop en faisant attention de ne pas décoller le reste. Et voilà! Une belle pointe bien définie, bien pointue, coupée en flèche.

J’ai beaucoup hésité sur la sorte de peinture à faux-vitrail que j’utiliserais. Mon dilemme était entre la peinture Gallery Glass, de Plaid, et Vitrail, de Pébéo.

Gallery Glass:

Avantages: très facile à utiliser (directement de l’embout sur la bouteille); texture épaisse donc se contrôle bien; moins cher que Pébéo; j’en ai déjà 2 couleurs!; nettoyage easy as fuck; sèche vite; s’utilise également à la verticale.

Désavantages: moins de liberté dans les techniques d’application; difficile (voire impossible) de mélanger les couleurs; ressemble moins à du vrai vitrail; parfois des problèmes de bulles d’air.

Vitrail:

Avantages: grand éventail de techniques d’application; contrôle de la transparence et de l’opacité grâce au médium; on peut mélanger les couleurs facilement; possibilité de le faire ressembler de près au vrai vitrail; très belles couleurs.

Désavantages: coûte plutôt cher; se nettoie difficilement (il faut utiliser du white-spirit); on ne peut pas réutiliser les pots dans lesquels on fait les mélanges s’ils sont en plastique (le white-spirit les gruge); il faut également acheter le médium; application requiert des instruments (pinceaux, petite cuillères, etc).

Au final j’ai décidé d’utiliser la Pébéo. Oui, ça coûte plus cher, et Dieu sait que je déteste nettoyer mes instruments au solvant (ça pue, ça colle, c’est chiant…), mais je voulais les résultats les plus professionnels possibles. Il va juste falloir que je rentabilise toutes ces couleurs en faisant d’autres projets de faux-vitrail!

Ce post est déjà assez gros, alors je laisse le reste des instructions pour une autre fois.

Le fait que je ne l’ai pas encore fini est… un détail. Tout simplement.

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